Résumé du match

Henri aussi dur que le terrain de Gradignan

Ce mercredi soir, sur un champ de bataille aussi moelleux qu’un parking de supermarché, les valeureux Arruanais, ont quitté leur marre pour se ruiner les épaules faces à Gradignan.


Une préparation à la hauteur de l’événement : un seul vestiaire pour deux équipes – l’ambiance douche partagée n’a jamais été aussi virile. Les maillots sont arrivés en retard, les gourdes absentes, et l’échauffement a duré 15 minutes… enfin, pour ceux qui étaient encore capables de lever les jambes. Bref, tout était en place pour une performance mémorable.


Le roi des Grenouilles marque le premier : Henri, notre crapaud enragé, n’a pas traîné pour faire parler sa puissance. Après une touche parfaitement maîtrisée par Air-Ronan – dont les mollets sont assurément brevetés par l’Aviation Civile – Henri s’éjecte tel un boulet de canon pour écraser la gonfle dans l’en-but. 1-0. Voilà, c’est fait. Son fan club (soit lui-même) explose de joie.


Ça cogne fort, et ça cogne longtemps : les bonshommes de Gradignan ne sont pas venus pour enfiler des perles. Du pilier au centre, c’est Hulk, Hulk et encore Hulk. Les Arruanais prennent des cartouches dignes d’un match de boxe. Un gros paquet d’épaules se balade sur le terrain, et ça sent la douleur. Ils égalisent assez vite, 1-1, et on comprend que la soirée va être longue.


Henri, acte II : après une énième passe hasardeuse digne d’un tournoi vétéran, Henri prend la balle, se permet de casser deux plaquages, et glisse tout en finesse (à la manière d’un bulldozer) entre les poteaux. 2-1 pour les Grenouilles. On reprend un peu d’oxygène.


La défense à l’agonie : Gradignan ne lâche rien et nous en colle un deuxième. Les esprits sont tellement secoué que notre journaliste du soir ne se souvient plus si l’egalisation à eu lieu avant ou après la mi-temps. La mi-temps arrive avec des mines déconfites et des corps déjà endoloris. La deuxième période reprend sur un rythme de briscard. On monte l’intensité, mais les muscles crient grâce. Gradignan repasse devant avec un troisième essai sur pilonnage méthodique.


Henri, le dernier rempart : notre batracien bionique, désormais équipé d’une cheville en plastique, appelle la balle sur une action rapide petit côté. Thibault a une vision digne de Nostradamus et lui envoie une sautée millimétrée. Henri s’échappe, gambade sur les cailloux, et finit à plat ventre pour l’égalisation. 3-3, le miracle est en marche.


Les héros de la fin de match : Mathieu décide de faire exploser le centre adverse, redéfinissant la loi de la gravité, tandis que Zog arrache un ballon au sol comme un ours enragé. Plus personne ne sent ses jambes, les poumons brûlent, mais les Arruanais s’accrochent.

Score final 3-3

Si le match contre Gradignan aura laissé des traces dans les corps et les esprits, il restera aussi comme une belle démonstration de bravoure. Face à une équipe locale qui envoyait des tanks sur chaque impact, les Arruanais n’ont jamais plié l’échine. Les Grenouilles ont montré un cœur énorme, se battant jusqu’à la dernière seconde malgré les contusions, les chevilles en mousse et les côtes froissées.


Un immense bravo à tous les joueurs pour cette prestation de guerriers, et surtout un prompt rétablissement à Ronan et Clément, qui ont goûté aux joies du décapsulage en règle. La fin de saison pourrait bien les voir troquer le ballon pour une spatule et un tablier, histoire de se refaire une santé en mitonnant des bons petits plats. Après tout, la cuisine, ça tape moins fort que les tanks de Gradignan !
Allez les Grenouilles, reposez-vous bien et revenez encore plus costauds ! Rdv mercredi prochain à la maison contre les Olds Lions.

Merci à Thomas pour le résumé 👍

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